Le défilé des tisserands lors du Grand Ourdissage

Petit souvenir d’un grand moment

Réunis en cercle, notre groupe de tisserandes et tisserands a contemplé chaque perle amenée par les membres de l’association. Les tissus ont été dévoilés un par un lors d’un défilé, agrémenté des voix des speakerines qui annonçaient les secrets de fabrication ! Un moment riche d’impressions qui a nourri en rythme nos paysages intérieurs et notre envie de ne jamais s’arrêter de tisser !

Vous pourrez vous émerveiller – ouverture tremplin – d’une redingote jaune solaire, comme une capsule à voyager en un instant dans l’éternité de Venise ; 

d’une marche sereine d’un poncho de laine des moutons de Bretagne et solognote de Brière ; 

d’un tour de cou souvenir de compagnon fidèle en fil de chien samoyède ; 

d’un triolet de galons en tissage baltique trois couleurs pour sangle de guitare ; 

d’un tapis qui naviguait dans l’air de Felletin guidé par l’esprit de Labifa, tisserande berbère qui transmit la signification des motifs d’oiseaux migrateurs ; 

d’une veste en laine sur un mannequin de classe M. Klein, sans taille fixe pour être portée indéfiniment ; 

de motifs finlandais de la période viking sur ceinture tissée aux cartes ; d’une étole réalisée sur un métier mécanique 16 lames – programmation sur 420 duites – étuvage à 95 degrés pendant 1h15 ; 

d’un pull avec un fil tout nouveau appelé « Cèmes », qui valorise les fibres courtes ; 

d’un tartan de Bourgogne en kilt évoquant le bleu des rivières, la lie de vin des grands crus de bourgogne, le jaune moutarde de Dijon et la veine rouge des guerres et mariage celtes ; 

d’écharpes, l’une soie-léno et l’autre laine première tonte prise à la source imaginaire de la rivière Alliée ; 

d’un tour de cou inspiré de lumières arctiques ; 

d’une robe ikat en coton, teinture à l’indigo ; 

d’une ceinture en laine d’une épaisseur invraisemblable, armure en deflected double weave, imitant sur le recto les symboles astrologiques des dix planètes ; 

d’un masque textile de chamane breton imaginaire réalisé sur une chaîne en laine rouge du Roussillon ; 

… et pour clore la ronde, tournoya une cape, doublée d’un voile fin, rayée noir et blanc, inspirée des couvertures des morts des Dogons avec le sablier central qui rappelle le temps de vie qui s’écoule lors de la migration des Africains.

Pour nous, le temps du défilé se prolonge désormais par touches dans nos esprits !

Retour en haut